Cellulites faciales 2

23/04/2000


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Table des matières

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A- Cellulite génienne basse - Tuméfaction dans la joue, en arrière de la commissure labiale - Atteint le rebord basilaire de la mandibule sans le dépasser - Prémolaires et parfois DDS responsables

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- en rapport avec les dents antéro-inférieures - évolution vers la lèvre ou les parties molles du menton - muscles mentonniers

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1. Cellulite sus-mylohyoïdienne ou cellulite sublinguale - Tuméfaction rouge repoussant la langue du coté opposé - Tuméfaction douloureuse, plaquée sur la table interne en regard des prémolaires souvent en cause. - Troubles de la parole et de la déglutition sont fréquents.

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2. Cellulite sous-mylohyoïdienne ou cellulite sous-mandibulaire Cliniquement: - Tuméfaction adhérente au bord basilaire et à la table interne dans sa partie inférieure, en rapport avec les molaires responsables - Trismus important, toujours présent - Région sublinguale œdématiée (La joue est épargnée).

Le muscle myrtiforme guide l'évolution de l'infection : - Vers le seuil narinaire ou la cloison - Vers la lèvre supérieure Les incisives centrales supérieures sont responsables de l'infection.

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- Plus fréquentes dans le secteur postérieur - Les racines vestibulaires des molaires étant plus courtes, elles favorisent la diffusion de l ’infection sous les insertions du buccinateur - Le gonflement se situe en face de la dent causale

- En rapport avec une infection des racines vestibulaires des prémolaires et des molaires supérieures - Infection péri-apicale de la canine => cellulite nasogénienne => œdème de la paupière inférieure.

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Au niveau du palais, l'abcès se développe sous le périoste. La douleur est très vive à cause de la non dépressibilité de la région. Les dents responsables sont celles qui ont des apex du coté palatin. Ce sont surtout la 1ère prémolaire et la 1ère molaire supérieures. L'incisive latérale supérieure est aussi parfois mise en cause.

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- Espace sous-massétérin - En rapport avec l'infection d'une dent de sagesse. La deuxième molaire supérieure peut aussi être responsable - Un trismus important et les douleurs intenses accompagnent l'infection - Peut diffuser dans la région temporale avec laquelle elle communique.

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- Ces cellulites sont d'emblée diffuses et doivent être distinguées des cellulites diffusées qui représentent l'extension des cellulites circonscrites - Appelées aussi cellulites malignes - Sont redoutables et de pronostic grave.

Localement, l'affection est caractérisée par : - Une nécrose rapide et étendue des tissus - Au début, la tuméfaction est limitée, molle, non fluctuante et peu douloureuse -Très vite, elle s'étend et présente une dureté ligneuse, la peau ou la muqueuse qui la recouvre prend un aspect livide et tendu. Le trismus serré est constant.

Évolution: - 5-6 jours : suppuration. Le pus, de petite quantité au départ, est louche, gazeux, d'odeur fétide et contient des débris sphacélés - Les dégâts locaux sont impressionnants : destruction des muscles et aponévroses, veines thrombosées, hémorragies suite à l'ulcération vasculaire, déformations importantes suite à l'œdème, troubles respiratoires, ...

Sur le plan général : Choc infectieux grave avec frissons, transpirations, dissociation entre le pouls et la température, polypnée, pâleur, hypotension artérielle.

- Anamnèse : étiologie dentaire, type d'évolution et de douleur. - Clinique : douleur localisable, tuméfaction fluctuante (s'il y a collection) rechercher la dent causale ou autre cause péri dentaire. Une ponction exploratrice avec aiguille de gros calibre peut confirmer la collection purulente.

RX : OPG Radiographie rétro-alvéolaire Imagerie médicale : Echo, Ctscan, IRM (pour évaluer l'extension des cellulites diffuses) Bactério : Pas toujours contributive Infections rares

Même si le diagnostic paraît évident, il faut écarter la possibilité d'autres affections non odontogènes : les infections non odontogènes, les affections des glandes salivaires, osseuses, tumorales,...

-Du traitement dépend l'évolution -Le pronostic, parfois vital, dépend de la précocité du diagnostic et du traitement. Ce dernier doit tenir compte du stade d'évolution et de l'état général du patient NB : Traitement prophylactique (prévention de la carie et d'autres facteurs pouvant entraîner une nécrose pulpaire).

1. Traitement "symptomatique » A. Moyens médicaux Antibiotiques à large spectre = Bêta lactamines +/- nitro-imidazolé Antibiogramme (tardif!)

Antalgiques +/- hypnosédatifs Paracétamol > AAS Anti-inflammatoires Utilisation discutée Corticoïdes contre indiqués (immunosuppression) => AINS

Traitement des cellulites circonscrites : suppurées, gangreneuses ou chroniques. On gardera en mémoire qu'aucune antibiothérapie ne peut guérir une suppuration collectée. Une évacuation chirurgicale reste nécessaire.

Incision - voie endobuccale (esthétique), à condition que cette abord permette un bon drainage de la collection - Inciser si possible la partie la plus déclive de la tuméfaction - Tenir compte des dangers anatomiques. - (Reprise esthétique possible après 6 mois )

Drainage - supprime les conditions d'anaérobiose et permet l'injection in situ de produits de lavage - élimine les débris nécrotiques, source de substances toxiques qui diffusent dans l'organisme - évacue des sérosités ou du pus (bactério)

Rinçage Curetage du fond et des parois lavage abondant avec des solutions antiseptiques ou antibiotiques ( chlorhexidine, chloramine, eau oxygénée, rifocine,...) Maintient de l ’ouverture Nécessaire aussi longtemps que du pus ou des sérosités s'écoulent. Drain ou mèche fixés !

Se fera en général à froid  A) Traitement conservateur: - endodontie - apectomie B) Traitement non conservateur : - extraction de la dent causale.

- pénicillinothérapie à forte dose et prolongée (min 3 semaines) - drainage chirurgical

Antibiotiques : Plus forte dose, IV (hospitalisation, USI) Association ampi et genta ou céphalo 3ème génération Drainage chirurgical : Évacuer le pus Contrarier l'anaérobiose Éliminer les débris nécrotiques Par le drain laissé en place, des lavages sont possibles.

Oxygénothérapie hyperbare (O.H.B.). Une ou deux fois par jour pendant plusieurs jours. Les germes responsables étant les anaérobies, l'O.H.B. peut être bénéfique.

Auteur: Dr D. Karengera

Messagerie: karengera@stom.ucl.ac.be

Page d'accueil: http://www.md.ucl.ac.be/stom/

Autres informations:
Ces diapositives doivent être complétées par un exposé oral.